Elle croyait ranimer mon amour en excitant ma jalousie ; mais c’était agiter des cendres que rien ne pouvait réchauffer.
1767-1830Elle croyait ranimer mon amour en excitant ma jalousie ; mais c’était agiter des cendres que rien ne pouvait réchauffer.
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Source secondaire
Adolphe (1816), chapitre VIII, p. 140
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Elle me pria ensuite d’enlever mes sandales et d’approcher mon pied du sien. Je n’oublierai jamais l’émotion du premier contact : ce bonheur compensait toute la jalousie dont j’avais souffert jusqu’à présent.
Comme elle avait dû souffrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu’étendue sur le gril brûlant de l’impatience elle attendait, l’âme tremblante, un premier geste de tendresse, ou tout au moins que je m’aperçoive de sa passion !
La jalousie n’est pour une femme que la blessure de l’amour-propre.
Elle voulait m’arracher à l’hiver, m’extirper de la mort. Elle voulait juste m’aimer. Elle fut broyer par mon glacier.
La jalousie dévore la vertu comme le feu dévore le fuel.
Ne laisse pas la jalousie te prendre. Elle tue l’amour. Je l’ai perdu, j’ai perdu tout ce que j’avais jamais aimé, toi exceptée.
Elle m’avait appris la liberté sans laquelle l’amour, bien souvent, s’étouffe, s’exaspère, s’étiole.
Pourquoi donc soupirer et gémir ? Pourquoi nous tourmenter par une jalousie sans motif, par de ridicules caprices et de folles lubies, dans le seul but de rendre notre amour romantique ?
Je savais bien que j’avais aimé ma mère. Mais je ne retrouvais plus ces sensations de chaleur, ni aucune marque tangible d’affection entre nous.
Elle venait de lui cracher à la figure une haine qui n’était que l’autre face de l’amour.

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