Elle voulait m’arracher à l’hiver, m’extirper de la mort. Elle voulait juste m’aimer. Elle fut broyer par mon glacier.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Elle voulait m’arracher à l’hiver, m’extirper de la mort. Elle voulait juste m’aimer. Elle fut broyer par mon glacier.
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Comme elle avait dû souffrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu’étendue sur le gril brûlant de l’impatience elle attendait, l’âme tremblante, un premier geste de tendresse, ou tout au moins que je m’aperçoive de sa passion !
Elle croyait ranimer mon amour en excitant ma jalousie ; mais c’était agiter des cendres que rien ne pouvait réchauffer.
Elle me pria ensuite d’enlever mes sandales et d’approcher mon pied du sien. Je n’oublierai jamais l’émotion du premier contact : ce bonheur compensait toute la jalousie dont j’avais souffert jusqu’à présent.
J’ai tenté de lui rendre vie, à défaut qu’on lui rende justice. Au moins je ne l’aurai pas laissée sans voix.
Elas ! Pourquoy m’a elle procuree
Mort a demy sans l’avoir assouvie ?
Vie en langueur, telle est ma destinee
Quant je ne voy ma doulce dame en vie.
Elle était si près de moi que je l’entendais respirer. J’avais envie de me rapprocher encore, mais je me le suis interdit…
Je m’élance sous la pluie, pieds nus. J’ai besoin de son amour. De son honnêteté. Sa veste n’était qu’une protection superficielle. Elle est complètement trempée de toute façon.
Ah ! Si je t’aimais, gémissait-elle, comme je t’aimerais !
Ce n’est pas tant la mort, mais sa crainte, qui sans cesse me tue, me sauve et me défend d’une femme cruelle et basse.
La vraye amour et bienvueillance qu’ilz luy portoient.

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