Chez les fiers, le besoin de consolation est un mendiant aphone.
ÉcrivaineChez les fiers, le besoin de consolation est un mendiant aphone.
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Source vérifiée
De quoi aimer vivre (2021), p. 170
Lorsqu’on est bafoué, nié, on se forge une carapace, que certains appelleront courage, et d’autres, orgueil ; mais quel que soit son nom, cette carapace permet de sauver ce morceau de dignité qui assure la passerelle entre soi et le reste des humains.
Ce qui rend les douleurs de la honte et de la jalousie si aiguës, c’est que la vanité ne peut servir à les supporter.
Le sens de l’honneur n’est pas une donnée fluctuante : on l’a ou on ne l’a pas.
L’homme vit souvent avec lui-même, et il a besoin de vertu ; il vit avec les autres, et il a besoin d’honneur.
Qu’elle est douce, aux cœurs amers, la solitude, qu’il est doux, le spectacle de l’abandon, aux âmes orgueilleuses.
Quand c’est l’honneur qui fait accepter un sacrifice, celui-ci devient sublime.
N’oublie jamais, chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité !
Je ne suis faite que pour cela, souillée, méprisée, déshonorée, mais qu’importe ! Je serai la plus fière et la plus heureuse des femmes.
Une âme fière et honnête, qui a connu les passions fortes, les fuit, les craint, dédaigne la galanterie ; comme l’âme qui a senti l’amitié, dédaigne les liaisons communes et les petits intérêts.
Une personne de qualité
Ravit mon âme ;
Elle a de la beauté,
J’ai de la flamme ;
Mais je la blâme
D’avoir de la fierté.