Les chaînes ne tiennent pas un mariage. Ce sont des fils, des centaines de fils minuscules, qui assemblent les gens au fil des ans.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Mais combien peu sont capables d’un mariage véritable, et combien peu aussi peuvent supporter la solitude. Il y a des liaisons de toutes espèces. Le mariage est une liaison éternelle.
Devenir père, lorsqu’on a épousé une femme qui a déjà des enfants, c’est de la communauté réduite aux acquêts.
Il y en a d’aucunes qui prennent des maris seulement pour se tirer de la contrainte de leurs parents.
Dans chaque famille, il y a des gens qui ont l’air de petits boulons insignifiants, et pourtant, sans eux, il n’y a plus de vie possible, plus d’amour, plus de rires, plus de fêtes, plus de lumière pour éclairer les autres.
Ce qui lie une famille, ce n’est pas le sang, c’est d’avoir usé les mêmes planches, rempli les mêmes poêles, et vu fleurir les mêmes jardins, année après année.
La chaîne du mariage est si lourde qu’il en faut deux pour la porter, et parfois trois.
De relations qui ne sont pas consacrées par les lois découlent des liens de parenté aussi multiples, aussi complexes, plus solides seulement, que ceux qui naissent du mariage.
La fin suprême de la famille serait qu’entre les trois personnes il n’y eût plus ni sexe, ni âge, que le fils fût le père de ses parents, l’époux de sa mère.
Mais qu’est-ce qu’une famille ? Le plus souvent, un groupe trop étroit d’étrangers.
Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l’homme ? La vérité est qu’elle passe d’un joug à un autre joug.

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