On blâme l’injustice, non pas par l’aversion que l’on a pour elle, mais pour le préjudice que l’on en reçoit.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons On blâme l’injustice, non pas par l’aversion que l’on a pour elle, mais pour le préjudice que l’on en reçoit.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 90
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
La gloire est le beau nom doré de l’injustice, et le plus valeureux n’est pas toujours vainqueur.
La gloire, en politique, est le salaire de l’injustice.
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute.
L’humilité n’est souvent qu’une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres ; c’est un artifice de l’orgueil qui s’abaisse pour s’élever.
La prudence et l’amour ne sont pas faits l’un pour l’autre : à mesure que l’amour croît, la prudence diminue.
Il n’y a point de gens qui aient plus souvent tort que ceux qui ne peuvent souffrir d’en avoir.
Dans l’amitié, comme dans l’amour, on est souvent plus heureux par les choses qu’on ignore que par celles que l’on sait.
Il y a dans la jalousie plus d’amour-propre que d’amour.
Il faut peu de choses pour rendre le sage heureux ; rien ne peut rendre un fol content ; c’est pourquoi presque tous les hommes sont misérables.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.