Il y a l’autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d’action, qui ne fait rien parce qu’il est dans l’impossibilité de rien faire, puisqu’il est comme en prison dans quelque chose.
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- La timidité est la prison du coeur.
- Si l’on pose d’un côté ce qu’un hold-up rapporte en argent et de l’autre ce qu’il rapporte en années de prison, on s’aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
- Trahir, qu’on dit, c’est vite dit. Faut encore saisir l’occasion. C’est comme d’ouvrir une fenêtre dans une prison trahir. Tout le monde en a envie, mais c’est rare qu’on puisse.
- En prison, la naïveté n’a pas droit de cité.
- Il est remarquable l’état de celui qui n’éprouve pas la tentation de ce qu’il ne fait pas; et non pas l’état de celui qui est tenté et qui renonce. En termes réalistes, le premier est la paix et le second, le déchirement.
- L’indifférent n’éprouve jamais l’envie de tuer. L’assiette vide, il la repousse, et s’en va. L’enragé fixe la sienne d’un oeil sombre, et reste, même pitoyable, même ridicule. Ces amours-propres ne l’atteignent plus.
- Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l’ennui, et qui préfère, s’il le faut, converser avec des sots plutôt qu’avec lui-même !
- Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l’homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.
- Certains gestes deviennent redoutables dans la solitude parce qu’ils acquièrent une valeur finale. Quand un homme tombe et qu’il est tout seul dans un champ, il ne sait pas à qui dédier sa chute.
- Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils sensés.
- De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on n’en peut pas conclure que le travail n’est pas pour l’esprit une meilleure discipline que la paresse.
- Celui qui connaît la destinée des choses qu’il entreprend dès leur début est un sage ou un sot. Mais qu’il soit l’un ou l’autre, il sera malheureux car il aura planté sa dague dans le coeur de la vie.
- Attendre des autres ce qu’ils ne peuvent pas vous donner revient à entrer dans une prison.
- Il faut jouir de soi-même dans la solitude, et, à l’égard de ses amis, ne dévoiler ses pensées qu’à mesure de l’esprit qu’on leur trouve, autrement on court le danger de leur paraître supérieur; de ce moment, on est perdu.
- La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie; dans d’autres, c’en est le mépris.