Il y a l’autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d’action, qui ne fait rien parce qu’il est dans l’impossibilité de rien faire, puisqu’il est comme en prison dans quelque chose.
1853-1890Il y a l’autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d’action, qui ne fait rien parce qu’il est dans l’impossibilité de rien faire, puisqu’il est comme en prison dans quelque chose.
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Source secondaire
Lettres à son frère Théo (1878), p. 102
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L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
Si l’on pose d’un côté ce qu’un hold-up rapporte en argent et de l’autre ce qu’il rapporte en années de prison, on s’aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
Rien n’est plus stérile que de s’atteler à des tâches inutiles.
Celui qui n’a pas peur, qui n’a peur de rien est un imbécile. Ou un désespéré.
Il est remarquable l’état de celui qui n’éprouve pas la tentation de ce qu’il ne fait pas ; et non pas l’état de celui qui est tenté et qui renonce. En termes réalistes, le premier est la paix et le second, le déchirement.
La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d’autres, c’en est le mépris.
Il se peut qu’un grand criminel, dans une fureur exaltée, s’extasie sur son courage et sur son succès ; mais le mal ne monte que pour tomber plus bas et de plus haut.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l’ennui, et qui préfère, s’il le faut, converser avec des sots plutôt qu’avec lui-même !
La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu’on n’a pas le courage de briser.
Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.

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