On ne peut pas arrêter l’été ou le tenir entre ses mains. Mais on peut en garder les grains de sable dans sa mémoire.
ÉcrivaineAttribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
On ne peut pas arrêter l’été ou le tenir entre ses mains. Mais on peut en garder les grains de sable dans sa mémoire.
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Certaines pièces de la mémoire, il vaut mieux ne pas les rouvrir, pas même les aérer pour croire en faire partir la poussière, au contraire les garder cadenassées, et accepter toute sa vie de s’y tenir.
L’argent va et vient. Tu peux l’accumuler, il continue d’être ce qu’il est : un monceau de sable. On ne bâtit rien sur du sable.
Il faut dire : La crasse du tympan et non Le sacre du printemps.
Un écrit lié au temps est comme un sentier dans la neige : on ne s’en sert qu’en hiver ; le printemps l’emporte et en été il n’existe plus, on n’en a pas besoin, alors on l’oublie.
L’été, une légère brise nous apporte bien plus que de la fraîcheur. Elle nous apporte la vie.
Plaignons les tourterelles qui ne baisent qu’au printemps !
Veille autant que tu peux ; et, fuyant la mollesse, des douceurs du repos n’use que sobrement ; Car le trop long sommeil engendre la paresse, qui sert au vice d’aliment.
Il savait trop bien que les passions sont, quand elles existent, le sel de la vie, et qu’on ne peut, sous leur règne, se passer de sel – ce qu’on fait pourtant si bien le reste du temps.
On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.
Aimer, c’est n’avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien.

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