Les ans, comme de grands bœufs noirs, foulent le monde. Dieu, leur gardien, les pousse de son aiguillon, et moi, leurs sabots m’ont meurtrie au passage.
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Theatre
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- Édition consultée
- 1923
- Vérifiée le
- 17 octobre 2026
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Le temps, ennemi implacable. La jalousie, mauvaise compagne. Toujours l’amour, mais avec des orages. Mon cur battait des chamades de plus en plus saccadées entre ses « je t’aime » hâtifs, ses « je dois raccrocher » fébriles, ses « je te rappelle » excédés.
Source à vérifierRetiens ma nuit (2015) Je ne suis plus qu’une vieille bûche vermoulue et pourrie gisant sur le rivage du temps, d’où le ressac m’emportera bientôt. Et nul ne pleurera ma disparition.
Source vérifiée La lettre à Helga (2013) Et je m’en vais, au vent mauvais, qui m’emporte Deçà, delà Pareil à la Feuille morte.
Source vérifiée Poèmes saturniens (1866), Chanson d’automne Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.
Source vérifiée Une saison en enfer (1873), Jadis, si je me souviens bien... Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
Tantôt j’étais un homme noir, et tantôt un ange de lumière. Je me suis vu dans la même année vanté, fêté, recherché, même à la cour, puis insulté, menacé, détesté, maudit.
Source vérifiée Lettre à Mme de Beaumont Le monde en ébullition est enfer perpétuel, guerre sempiternelle jamais achevée pour vivre dans cet état de genèse, temps des hommes tous guerriers et héros.
Rien n’empêche de supposer que le sorcier de la préhistoire, devant l’image d’un bison percé de flèches, a ressenti à de certains moments la même angoisse et la même ferveur que tel chrétien devant l’Agneau sacrifié.
Source vérifiée Archives du Nord (1977) Le Moyen-Âge ne m’a retenu que parce qu’il avait le pouvoir quasi magique de me dépayser, de m’arracher aux troubles et aux médiocrités du présent et en même temps de me le rendre plus brûlant et plus clair.
Un fou brame dans la nuit, qui bande comme un cerf, Ô mort je suis ce cerf, que dévorent les chiens, la mort éjacule en sang.
Source vérifiée Poèmes et nouvelles érotiques (Le Petit Mercure) (French Edition)

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- William Butler Yeats. (s.d.). Theatre. Édition consultée : 1923.
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- William Butler Yeats. Theatre. s.d..
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- William Butler Yeats. Theatre. s.d.. Édition consultée : 1923.