Mon crime fut d’aimer ; le vôtre est de haïr. Dieu créa les mortels pour s’aimer, pour s’unir.
Écrivain, 1764-1811Mon crime fut d’aimer ; le vôtre est de haïr. Dieu créa les mortels pour s’aimer, pour s’unir.
Écrivain, 1764-1811Partager sur
Source vérifiée
Fenelon, tragedie, par M. J. Chenier, de l'Institut national
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’amour ça tue, la haine ça maintient en vie.
Soupçonner ce qu’on aime ; à mon gré, c’est unir – et l’amour à la haine, et la peine au plaisir.
Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime !
Oui, j’ai aimé comme personne au monde n’a aimé, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.
Aimer et ne pas être aimé en retour est un supplice tel, que même les dieux ne l’ont pas imposé aux damnés des abysses.
Mais le moment est venu où j’ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n’était pas un crime d’être vivante, que c’était Dieu qui m’avait faite ainsi, que j’avais besoin d’aimer et de vivre.
L’amour est un signe de notre misère. Dieu ne peut aimer que soi. Nous ne pouvons aimer qu’autre chose.
Combat le diable avec cette chose que l’on appelle l’amour.
Dieu a fait le coït, l’homme a fait l’amour.
L’amour est un crime, l’assassin celui qui n’aime pas.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.