L’Adultère, en latin, cela veut dire, en somme : - Qu’on avance la nuit près du lit d’un autre homme, - Pour diviser en trois ce qui n’était à deux - Qu’un seul et même corps selon la loi des Cieux.
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- Dieu est le jour et la nuit, l’hiver et l’été, la guerre et la paix, la faim et la satiété».
- Dans l’hôtellerie, à partir de deux mille dollars la nuit, on ignore la concupiscence, on ne juge pas le client, on ne reçoit que des saints. L’argent purifie plus que l’eau de Lourdes.
- La question est celle-ci : d’où vient l’homme ? Où va l’homme ? Je la résous triomphalement en disant : l’homme va et vient dans la nuit.
- La nuit, colombe a l’impression d’être la seule personne sur terre à ne pas perdre son temps à dormir, privilège auquel elle tient. Puis elle retourne se coucher dès que le jour se lève.
- Les hommes de Dieu se goinfrent. Pourtant ils ont lu les textes qui imposent une purée de pois le soir, une autre de fèves à midi. Alors comment expliquer ces ventres ronds et tendus ? Ils ont des allures de femme enceinte.
- Loué sois-tu, seigneur, pour notre frère le feu Par lequel tu illumines la nuit, il est beau et joyeux, il est robuste et fort.
- L’homme, le matin, il tousse, il crache. Le midi, il pète, il rote. La nuit, il ronfle, il bave et le reste du temps, il se gratte les couilles.
- Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d’âme. La nuit d’aujourd’hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
- Tout ce qui verse à l’homme quelque consolation ici-bas. Qui lui parle d’infini, de justice, ou d’amour, porte, comme les anges, un vêtement flottant : la femme, le magistrat, le prêtre.
- La chair, même la chair de la femme, proclame - Le cul, le vit, le torse et l’oeil du fier Puceau; - Et c’est pourquoi, d’après le conseil à Rousseau - Il faut parfois poète, un peu «quitter la dame».
- Je ne mourrai pas seul. Vous m’accompagnerez, mes ombres. Avec moi vous vous dissiperez, dans la grande nuit sans aurore. Avec nous dans la tombe à jamais enfermés Les êtres disparus que nous aurons aimés, puissent-ils nous aimer encore !
- Est-ce qu’on peut bouder l’amour ? Aimer, c’est naître; Aimer, c’est savourer, aux bras d’un être cher, la quantité de ciel que Dieu mit dans la chair; C’est être un ange avec la gloire d’être un homme.
- On me crie de Seïr : Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? La sentinelle répond : Le matin vient, et la nuit aussi.
- Paris, femmes, soleil, soleil de minuit. Le Bois, le thé, le dancing, les courses, le cabaret. Femme... Est-ce la même, je ne la reconnais pas, ce matin elle était si simple, si effacée dans sa robe presque unie, la voici ce soir, chair et perles.
- Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !