L’absence ne fait mal que de ceux que l’on aime.
Écrivain, 1606-1684L’absence ne fait mal que de ceux que l’on aime.
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Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 1 La Veuve Acte II (1634), acte II
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L’amour que nous ne montrons pas ici sur Terre est la seule chose qui nous blesse dans l’après-vie.
L’absence finit par vaincre l’amour le plus fort et la présence occasionnelle est encore plus terrible pour l’amoureux sans espoir que la complète séparation.
L’absence ne tue l’amour que s’il est malade au départ.
Il n’y a en amour que les honteux qui perdent.
Tous les jours de la vie, nous avons à choisir : ou la souffrance d’aimer, ou cette autre, bien pire : celle de ne pas aimer.
La plus grande souffrance est de se sentir solitaire, sans amour, abandonné de tous.
Si l’amour quelquefois souffre qu’on le contraigne, il souffre rarement qu’une autre ardeur l’éteigne.
Qui n’a pas souffert de l’absence d’un être alors qu’il est là, en face de soi, n’a pas connu l’amour.
Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime !
On n’aime vraiment que lorsqu’on aime sans raison.

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