- La religion sans la conscience morale n’est qu’un culte superstitieux.
- Si tout est permis, rien n’est permis.
- Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
- L’immoralité du cœur est la preuve des bornes de l’esprit.
- Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n’est pas Hergé.
- La moralité est une création sociale, qui s’est agglomérée au cours des âges. Mais le nourrisson deviendra un sauvage si on ne l’éduque, si on ne lui donne un certain vernis de cette moralité abstraite qui s’est accumulée le long des siècles.
- L’artiste n’a point de sympathies éthiques. Une sympathie morale dans un artiste amène un maniérisme impardonnable du style.
- La culture du résultat s’est inscrite dans nos systèmes de pensée. Sans que la morale y soit toujours associée. On a prôné la satisfaction à tout prix.
- Le plaisir donné est bien plus grand que le plaisir reçu. Il en peut être autrement chez beaucoup d’hommes : mais qui jamais s’avisera, en amour, de parler pour cette populace que notre morale cessera peut-être de produire ?
- La morale, ça ne sort personne de la fosse commune.
- Si nous acceptions, vous ou moi, la responsabilité morale de ce que nous avons accompli au cours de notre existence, nous en mourrions ou nous deviendrions fous. Les êtres vivants ne sont pas construits pour comprendre ce qu’ils font.
- Révolution ? Oui ! Mais entendez bien : il n’y a de vraie révolution que morale. Tout le reste est misère, sang gaspillé, larmes vaines.
- Les hommes, fripons en détail, sont en gros de très honnêtes gens; ils aiment la morale.
- Nous n’avons besoin de morale que faute d’amour.
- Nos erreurs et nos divisions dans la morale viennent quelquefois de ce que nous considérons les hommes comme s’ils pouvaient être tout à fait vicieux ou tout à fait bons.
- La morale s’apprend seulement par la pratique. Elle fait partie, comme les arts, de ces connaissances que ne sauraient enseigner les livres.
- Comme j’étais naïf ! J’ignorais qu’en naissant Tsigane, je serais rabaissé au rang de gueux, de sauvage, de chien errant qui ne connait ni les lois ni la morale ordinaire.