Dans la vie, tout est question de proportions. Si l’on était des fourmis, le caniveau nous semblerait l’embouchure de l’Amazone.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Dans la vie, tout est question de proportions. Si l’on était des fourmis, le caniveau nous semblerait l’embouchure de l’Amazone.
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C’est la cohorte des fourmis qui, dans les galeries souterraines des bas-fonds de la société, permet à l’économie d’avancer.
La vie des plus grands génies semble avoir pour la nature juste autant d’importance que celle d’une colonie de microbes ou d’une fourmilière.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu’une nouvelle génération d’Amazones finisse par comprendre qu’un homme n’est vulnérable que si l’on touche à son orgueil ?
Nous vivons dans un tableau, ici. Nous sommes emmurés ! On croit qu’on est au centre du monde, qu’on vaut le déplacement (…) c’est le paysage, le décor, qui finit par vous dégouliner dessus. Une sorte de vernis qui vous colle au décor. Un vernis quotidien de résignation. De renoncement…
Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
La vie intellectuelle est à la réalité ce que la géométrie est à l’architecture. Il est d’une stupide folie de vouloir appliquer à sa vie sa méthode de penser, comme il serait anti-scientifique de croire qu’il existe des lignes droites.
Nous sommes un peu comme des éponges qui aspirons la vie sans le savoir et qui la rendons ensuite, transformée, sans connaître le travail d’alchimie qui s’est produit en nous.
Se dérober au réel nous fossilise. Aller à sa rencontre nous permet de grandir.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
Certains infinis sont plus vastes que d’autres, nous a appris un écrivain qu’on aimait bien. Il y a des jours, beaucoup de jours, où j’enrage d’avoir un ensemble de nombres infinis aussi réduit.

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