La vérité étant contraire à vos fins, il a fallu mettre votre confiance au mensonge.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons La vérité étant contraire à vos fins, il a fallu mettre votre confiance au mensonge.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Les provinciales, ou, Lettres de Louis de Montalte
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Il faut avoir peur de le dire : l’arme principale de la vérité est le mensonge.
S’il est incertain que la vérité que vous allez dire soit comprise, taisez-la. Elle apparaîtrait dans les autres toute différente de ce qu’elle est en vous ; et prenant en eux l’aspect d’un mensonge, elle y ferait le même mal qu’un mensonge véritable.
Le mensonge est souvent la pierre de touche de la vérité.
Dis quelquefois la vérité, afin qu’on te croie quand tu mentiras.
La plupart du temps, le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge (volontaire, forcé et malhonnête), mais le mythe (insistant, persuasif et irréaliste).
Il est indispensable de distiller un peu de vérité pour faire passer un gros mensonge.
Le vrai responsable d’un mensonge n’est pas celui qui le commet, mais celui auquel on le destine parce qu’on sait qu’il ne supporte pas la vérité.
Ce n’est pas la vérité qui blesse, c’est le mensonge éhonté.
Ne mentez pas, car le mensonge est un des principaux poisons de l’âme. Il détruit en vous le sens du vrai ; il fausse toute relation et vous empêche de progresser.
Je disais vérité. Quand un menteur la dit,
En passant par sa bouche, elle perd son crédit.

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