Tout le travail de l’amour consiste à oublier d’un être ce qu’on en savait au premier jour.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Tout le travail de l’amour consiste à oublier d’un être ce qu’on en savait au premier jour.
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Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser. L’amour a cela de commun avec les scrupules, qu’il s’aigrit par les réflexions et les retours que l’on fait pour s’en délivrer. Il faut, s’il se peut, ne point songer à sa passion pour l’affaiblir.
La magie du premier amour est d’ignorer qu’il puisse finir un jour.
L’amour, c’est oublier maris, parents, enfants, amis, ennemis. L’amour, c’est éliminer tout calcul, toute préoccupation, tout pesage du pour et du contre.
Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
La volonté de ne plus aimer est encore de l’amour et la volonté d’aimer encore ne l’est déjà plus, le désir de ne plus se souvenir appelle encore la mémoire, alors que le désir de se souvenir encore convoque déjà l’oubli.
Les démarcations trop étroites que nous traçons autour de l’amour viennent seulement de notre grande ignorance de la vie.
Toutes les histoires d’amour sont des projections. À travers l’autre on est amoureux d’une partie de soi qu’on n’a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
Il n’y a qu’une erreur et qu’un malheur au monde, c’est de ne pas savoir, ou vouloir, aimer.
La fuite en amour ne vaut que pour celui qui a cessé d’aimer.

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