Tant pis pour le Sud C’était pourtant bien On aurait pu vivre Plus d’un million d’années et toujours en été.
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- Ils arrivèrent dans un pré Tout bordé de ruisseaux, de fleurs tout diapré, où maint Mouton cherchait sa vie : Séjour du frais, véritable partie Des Zéphirs. Le Lion n’y fut pas, qu’à ces gens Il se plaignit d’être malade.
- Il faudrait vivre au moins un siècle pour connaître un peu le monde, et en revivre encore plusieurs pour savoir profiter de cette connaissance.
- Il vient un âge où le bonheur semble se retirer de la vie, comme ces lacs qu’un été trop long rétrécit entre leurs rives.
- D’un seul coup, j’apaiserais pour un siècle la famine spirituelle, imaginative et morale de notre époque.
- Les années passant n’ont pas effacé les souvenirs de cette époque bénie où tout, certes, n’était pas rose, mais si exaltant.
- Vingt mille kilomètres pour aller chercher l’été : l’impatience des sternes.
- Si nous avions été motivés par l’argent, nous aurions vendu Google il y a longtemps et serions finis sur une plage.
- Vivre, c’est ne pas vivre dans les demi-teintes, il faut le plein soleil ou la tempête.
- Au train démographique à bord duquel nous sommes embarqués, on peut imaginer les grandes vacances en 2050 : dix millions d’enfants qui n’auront pas trouvé de place dans une crèche ne trouveront pas davantage de place sur une plage.
- Gardons-nous, pourtant, de trop céder à la tentation de la généralisation. Dans la pire des époques, sous la condition la plus vile, la femme a vu chaque année naître le printemps.
- J’aurai rêvé ma vie à l’instar des rivières Vivant en même temps la source et l’océan Sans pouvoir me fixer même un mince moment.
- La neige, ce n’est rien, du néant que nous passons notre vie à déplacer entre deux courts étés.
- La forêt bruissait. Au printemps, elle avait procréé comme jamais. Le silence des années de désertion animale, de famine humaine, était un lointain souvenir. La vie, de nouveau, mettait la mort au sol.
- Passage de l’intangible au tangible, l’équinoxe de printemps célèbre partout la naissance et la vie qui se déploie. C’est le temps de l’innocence, de l’éveil aux choses du dedans et du dehors. C’est le pouvoir de l’Est.
- Rien ne demeure plus des jours de grandes vacances qu’empourpraient les agonies solaires de l’Automne.