Sylvie était devenue documentaliste dans un bureau d’études.
1936-1982Sylvie était devenue documentaliste dans un bureau d’études.
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Les choses : une histoire des années soixante
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Elle suivit les cours d’une école de dactylographie. Devant des pupitres d’école, des filles de tout âge chuchotaient, tandis qu’une femme assise à une table surélevée lisait à voix haute…
Tous les ouvrages de puériculture elle les avait lus et surtout ceux qui lyrisent à en pâmer les maternités, ces livres qui vous libèrent, si vous les assimilez entièrement, de l’envie de copuler.
Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge.
Elle prit donc le parti d’établir autour de la chambre de son mari la plus exacte surveillance. Elle régna despotiquement dans sa maison, qui fut soumise à son espionnage de femme.
Certains journalistes parlent d’un livre sans l’avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d’ignorance du public auquel ils s’adressent.
Il est indispensable qu’une femme possède quelque argent et une chambre à soi si elle veut écrire une œuvre de fiction.
Il me semblait alors que j’étais né pour une sorte inconnue de trouvailles ; et je me passionnais étrangement dans ma recherche ténébreuse, pour laquelle je sais que le chercheur devait abjurer et repousser de lui culture, décence et morale.
J’essaye de terminer mon roman. En fait, c’est un thriller géopolitique. Isabelle Alonso en a lu quelques pages et elle a beaucoup aimé.
Les renseignements qui nous en arrivent par courriers, ceux, notamment, que nous fournit, depuis Paris, notre service du « noyautage des administrations publiques ».
Il avait compris que la littérature est l’asile des solitaires.

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