Le seul et unique but de toute croyance est bien d’accepter la mort. Le reste, c’est du folklore.
ÉcrivaineSource : Bonheur Fantôme (2009)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le seul et unique but de toute croyance est bien d’accepter la mort. Le reste, c’est du folklore.
ÉcrivaineSource : Bonheur Fantôme (2009)
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La meilleure de toutes les raisons pour se résoudre à la mort, c’est qu’on ne saurait l’éviter. La philosophie nous donne la force d’en dissimuler le ressentiment, et ne l’ôte pas : la religion y apporte moins de confiance que de crainte.
La pensée de la mort tient le croyant éveillé.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
Il n’y a qu’une bonne mort pour donner le sens de la vie !
L’érotisme est l’approbation de la vie jusque dans la mort.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
Mourir pour une religion ne prouve pas qu’une religion soit véritable ou divine ; cela prouve tout au plus qu’on la suppose telle. Un enthousiaste, en mourant, ne prouve rien sinon que le fanatisme religieux est souvent plus fort que l’amour pour la vie.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n’est rien. La conscience ne souffre pas puisqu’elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c’est l’esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l’angoisse.
Ne sais-tu donc pas que la source de toutes les misères pour l’homme, la source de toutes ses faiblesses et de toutes ses lâchetés, ce n’est pas la mort, mais bien plutôt la crainte de la mort ?
Cicéron dit que philosopher ce n’est autre chose que s’apprêter à la mort.

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