Le « sang » de la bourgeoisie, ce fut son sexe.
Philosophe, 1926-1984Le « sang » de la bourgeoisie, ce fut son sexe.
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Histoire de la sexualité
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Pour se diriger parmi l’écueil des hommes, les femmes se servent de leurs yeux comme sextant, de leur sexe comme boussole et de leur bouche comme gouvernail.
Notre civilisation tant vantée est née dans le sang, est imbibée de sang, et ni vous, ni moi, ni personne ne pouvons échapper à cette tache écarlate.
L’immoralité de l’homme triomphe de l’amoralité de la femme.
L’homme a créé la femme avec quoi donc ? Avec une côte de son dieu, de son « Idéal ».
La chair, même la chair de la femme, proclame
Le cul, le vit, le torse et l’œil du fier Puceau ;
Et c’est pourquoi, d’après le conseil à Rousseau
Il faut parfois poète, un peu « quitter la dame ».
Il était plus frappé en elle par la femme physique que par la femme morale. Mais rien ne ment moins que le corps.
La civilisation a rendu l’homme sinon plus sanguinaire, en tout cas plus ignoblement que jadis.
Les types n’arrivent pas à admettre qu’ils puissent rester toute leur vie avec la même femme. La solution est simple : il faut qu’elle soit bonniche et putain, vamp et lolita, bombe sexuelle et vierge effarouchée, infirmière et malade.
Il n’est rien de moins aristocrate que l’amour ; tel grand seigneur court les boniches, de qui sa femme viole la livrée.
L’homme de qualité se détourne du corps de la femme, comme le gastronome répugne aux viandes molles et aux vins moelleux.

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