Le rêve prend du temps sur la misère, la souffrance et l’angoisse. C’est un voyage qui ne coûte pas cher et ne dérange personne. Et il n’y a pas de grèves dans le train des rêves…

Le rêve prend du temps sur la misère, la souffrance et l’angoisse. C’est un voyage qui ne coûte pas cher et ne dérange personne. Et il n’y a pas de grèves dans le train des rêves…

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Plus fort que la haine
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Le rêve est un voyage en soi, hors de soi, dans la profondeur des choses et au-delà.
Le voyage, c’est la part du rêve.
Le rêve, à ce qu’il me paraît, est une défense et notre sauvegarde contre la routine et la banalité de l’existence, les libres vacances de l’imagination enchaînée, où elle s’amuse à mettre sens dessus dessous toutes les façons de la vie et à couper d’un jeu d’enfant joyeusement folâtre le perpétuel sérieux affairé de l’adulte.
Ah ! Que de rêves ; c’est ce qu’il y a de meilleur. Que d’élans, que d’enthousiasmes, quelle soif peut avoir un cœur, qui ne sait rien encore de la vie, et qui bondit d’impatience de s’y élancer.
L’amour naissant a besoin du rêve. Besoin de réveils au milieu du songe, de pensées qu’on n’arrive pas tout de suite à situer.
Ce rêve impossible : que tous ceux qui se sont aimés n’aient jamais à se quitter…
Les rêves ne suffisent pas quand les corps se séparent.
La pensée n’est qu’un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
La vie est un rêve, mais rêver n’est pas vivre.
Le rêve est bulle De vie Un bien majuscule Utile au chagrin.

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