La pensée n’est qu’un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
Écrivain, 1772-1801La pensée n’est qu’un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
Écrivain, 1772-1801Partager sur
Source vérifiée
Les disciples a Saïs, et les Fragments de Novalis
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La vie, c’est peut-être cela, un rêve terrifiant.
L’amour naissant a besoin du rêve. Besoin de réveils au milieu du songe, de pensées qu’on n’arrive pas tout de suite à situer.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
On est plus méchant et plus lâche en rêve qu’au réveil. Et peut-être que cette vie elle-même n’est que le rêve d’une autre vie, où l’amour serait sans cruauté, l’amitié sincère ; où les croyants croiraient à leur croix, les poètes à leur délire.
Feindre le malaise est l’ultime refuge de qui manque d’imagination.
Sans le mot qui seul compte dans l’expression d’une pensée, la pensée en question n’est qu’un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
Le rêve est bulle De vie Un bien majuscule Utile au chagrin.
Qu’est-ce qu’une pensée qui n’aurait pas de cœur. Et qu’est-ce qu’un cœur qui ne serait pas éclairé au soleil de la pensée.
Le danger pour beaucoup d’âmes est de regarder la vie, de la penser et de goûter cette pensée sans la vivre.
Tout ce qui fait travailler et s’agiter l’homme utilise l’espoir. La seule pensée qui ne soit mensongère est donc une pensée stérile. Dans le monde absurde, la valeur d’une notion ou d’une vie se mesure à son infécondité.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.