Le danger pour beaucoup d’âmes est de regarder la vie, de la penser et de goûter cette pensée sans la vivre.
Source : Le Chemin de l’homme
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le danger pour beaucoup d’âmes est de regarder la vie, de la penser et de goûter cette pensée sans la vivre.
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Avoir un corps, c’est la grande menace pour l’esprit, la vie humaine et pensante.
La vie quotidienne, si elle est sans compréhension, vous poussera à passer à côté de l’amour, de la beauté, de la mort.
La vie serait sans doute insupportable sans une certaine inconscience.
La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne pas se regarder vivre.
L’inquiétude, où s’inscrit l’intolérable décalage entre la réalité et la vie rêvée, cherche sur les quais de départ, dans des amours impossibles, au bistrot, la route des grandes évasions. Mais cette âme entraînée est une âme qui rebondit.
La santé de l’âme n’est pas plus assurée que celle du corps ; et quoique l’on paraisse éloigné des passions, on n’est pas moins en danger de s’y laisser emporter que de tomber malade quand on se porte bien.
L’humanité projette inconsciemment son désir de survivre dans la chimère des choses jamais connues, mais cette chimère ressemble à la mort.
Quand, dans la vie, on s’arrange pour se tenir éloigné de tout ce qui nous fait peur, on s’empêche de découvrir que la plupart de nos peurs sont des créations de l’esprit.
La vie, c’est peut-être cela, un rêve terrifiant.
La vie est une machine à explorer notre insensibilité.

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