Quand on est seul, la rêverie devient tristesse.
Romancier, 1824-1895Source : Les aventures de quatre femmes (1847)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Quand on est seul, la rêverie devient tristesse.
Romancier, 1824-1895Source : Les aventures de quatre femmes (1847)
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La tristesse vient de la solitude du cœur.
La solitude est une sorte de tare : elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n’attire, ni n’intéresse personne, et on en a un peu honte.
Se sentir solitaire, tant d’esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
La solitude me désespère ; la compagnie des autres me pèse. La présence d’autrui dévie mes pensées ; je rêve cette présence avec une distraction d’un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir.
La solitude est propice aux révélations de l’esprit.
Je connais bien le sentiment de tristesse qu’inspire la précarité de toute chose, je l’éprouve à chaque fois qu’une fleur se fane. Mais il s’agit là d’une tristesse sans désespoir.
La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
L’amour qui naît de la peur de la solitude est triste et fort comme la mort.
Souvent le cœur se fatigue de voir que jamais vie et rêve ne concordent.

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