Le problème avec le bonheur, c’est qu’en raison de sa rareté même il apparaît comme immensément terrifiant et angoissant d’en accepter l’offrande.

Le problème avec le bonheur, c’est qu’en raison de sa rareté même il apparaît comme immensément terrifiant et angoissant d’en accepter l’offrande.

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Petite philosophie de l'amour
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Près du bonheur extrême est l’extrême infortune.
Un grand obstacle au bonheur, c’est de s’attendre à un trop grand bonheur.
Le bonheur d’un con fait toujours peine à voir.
Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d’être accablé de leur fortune.
Le problème n’est pas de chercher le bonheur, mais d’éviter l’ennui. C’est faisable avec de l’entêtement.
Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
Le bonheur est une chose terrible à supporter. Surtout lorsque ce bonheur n’est pas celui pour quoi on avait arrangé toute sa vie.
Le problème que pose le bonheur est déroutant : rares, extrêmement rares sont ceux qui le désirent. On aime plus à se raconter ses malheurs et à capter par ce récit l’oreille d’autrui qu’à taire sa joie, et à y demeurer isolé.
Quand on n’est pas doué pour le bonheur, quand on ne sait pas retenir les belles choses, il vaudrait mieux s’abstenir de les fréquenter, parce que ça se termine souvent mal.
Le vrai contentement n’est ni gai, ni folâtre ; jaloux d’un sentiment si doux, en le goûtant on y pense, on le savoure, on craint de l’évaporer.

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