Le bonheur d’un con fait toujours peine à voir.
1921-2000Le bonheur d’un con fait toujours peine à voir.
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Les Pensees de San-Antonio
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Le bonheur, souvent, se construit au détriment de quelqu’un, et ce n’est plus le bonheur. Le vrai bonheur est de mettre son bonheur dans le bonheur d’un autre.
Un bonheur ne peut pas être complet tant que la peine n’y entre pas pour quelque chose.
Se connaître en bonheur, ce n’est pas facile.
Le bonheur est éphémère, il passe sans s’arrêter, il s’attarde parfois, l’espace d’une illusion, mais rares sont ceux qui savent le retenir, le garder. Il est si fragile, si vulnérable, il suffit de trois fois rien pour l’effrayer, le voir fuir à jamais.
Il y a toujours dans le bonheur, même des meilleures gens, un peu d’insolence aimable qui défie les autres d’en faire autant.
Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
Les heureux… Font des heureux ! Tandis que les malheureux ne font, hélas, le bonheur de personne.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.
Le problème que pose le bonheur est déroutant : rares, extrêmement rares sont ceux qui le désirent. On aime plus à se raconter ses malheurs et à capter par ce récit l’oreille d’autrui qu’à taire sa joie, et à y demeurer isolé.

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