Le problème n’est pas de chercher le bonheur, mais d’éviter l’ennui. C’est faisable avec de l’entêtement.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Le problème n’est pas de chercher le bonheur, mais d’éviter l’ennui. C’est faisable avec de l’entêtement.
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11 Livres de Gustave Flaubert
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Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
Quand on n’est pas doué pour le bonheur, quand on ne sait pas retenir les belles choses, il vaudrait mieux s’abstenir de les fréquenter, parce que ça se termine souvent mal.
Pour trouver le bonheur, il faut risquer le malheur. Si vous voulez être heureux, il ne faut pas chercher à fuir le malheur à tout prix. Il faut plutôt chercher comment – et grâce à qui – l’on pourra le surmonter.
Le plus difficile n’est pas d’avoir mal, mais de renoncer au bonheur.
C’est en résistant au malheur qu’on a une chance de gagner le bonheur.
Le problème que pose le bonheur est déroutant : rares, extrêmement rares sont ceux qui le désirent. On aime plus à se raconter ses malheurs et à capter par ce récit l’oreille d’autrui qu’à taire sa joie, et à y demeurer isolé.
Envier le bonheur d’autrui, c’est folie ; on ne saurait pas s’en servir. Le bonheur ne se veut pas tout fait, mais sur mesure.
Se connaître en bonheur, ce n’est pas facile.
Si l’on ne souffrait pas de temps en temps, le bonheur ne serait plus supportable.
Le bonheur ne fleurit pas pour ceux qui suivent des chemins obliques.

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