Peut-être l’amour commence-t-il là où le langage s’arrête. C’est pourquoi on dit faire l’amour : le corps participe à la création de quelque chose qui n’existait pas avant. Nous le faisons littéralement, nous lui donnons vie et forme.
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- Quand nous aimons, nous transformons celle que nous aimons en celle que nous aimerions aimer. Ce qui nie la réalité de celle que nous aimons. C’est la première trahison qui mène à toutes les autres.
- L’amour est temporaire en tout cas chez l’homme, et il ne survit pas à la perte du fantasme et de l’image suscitée par une femme. Mesdames, quand vous tombez amoureuses, soyez certaines que vous souffrirez.
- Comment sortir de soi ? Parfois cette chose arrive, qui fait que nous ne sommes plus enfermés : un amour sans mesure. Un silence sans contraire. La contemplation d’un visage infini, fait de ciel et de terre.
- L’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres.
- Les gens disent qu’ils trouvent l’amour comme s’il s’agissait d’un objet caché sous une pierre. Mais l’amour prend des formes multiples et ce n’est jamais le même pour tout le monde. Ce que les gens trouvent alors est une certaine forme d’amour.
- L’amour c’est une complémentarité qui se révèle immédiatement ou avec le temps. Et on s’émerveille de ce que l’autre soit différent de nous et de ce que cette différence nous apporte, nous transforme, nous rende meilleur.
- L’amour, c’est ce qui se passe dans cet objet vers lequel nous tendons la main par notre propre désir, et qui, au moment où notre désir fait éclater son incendie, nous laisse apparaître un instant cette réponse, cette autre main qui se tend vers nous comme son désir.
- Il est une part humaine qui ne peut pas se passer d’imaginaire, c’est notre part d’amour. Parce qu’une belle histoire d’amour, ce sont d’abord deux êtres qui s’inventent.
- Parce que l’amour n’existe pas. C’est un mirage, une conception de l’esprit. Ou alors, si vous préférez, l’amour n’existe potentiellement que s’il ne se concrétise pas. Il est une émanation de l’esprit, fait d’espoir, d’attentes et de projections.
- La chair des mots d’amour, s’était putréfiée au fil des ans. Que voulait dire aimer sans les baisers, les caresses, sans les plaisirs que les sexes se donnent l’un à l’autre, s’offrent jusqu’à l’épuisement.
- L’amour qui a un but n’est plus de l’amour. On aime pour aimer.
- Un amour commence à exister quand chacun offre à l’autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’échange de peaux, de désir immédiat.
- L’amour n’est qu’une convention fortuite, plus ou moins durable, et dans laquelle le passé surtout garde tous ses droits. Le passé on le fouille, on le commente, on l’épluche, puis ensuite on le calomnie. Cette partie de sa vie nul n’a aucun droit.
- L’amour se présente trop souvent comme un prématuré que nous voulons lancer dans la vie sans lui avoir permis de grandir encore un peu en nous, sans lui avoir donné les moyens de vivre dans la liberté d’être.
- Tout amour passe par la zone frénétique de l’état amoureux; mais en revanche il existe des états amoureux que ne suit aucun amour authentique. Ne confondons pas ainsi la partie avec le tout.