Il n’y a et ne peut y avoir Révolution que là où il y a conscience.
Journaliste, 1859-1914Il n’y a et ne peut y avoir Révolution que là où il y a conscience.
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Source vérifiée
Études socialistes (1902), Grève générale et révolution
Or, je dis que dans une démocratie, cela est contraire à l’idée même de la Révolution. Je dis qu’il n’y a et ne peut y avoir Révolution que là où il y a conscience, et que ceux qui construisent un mécanisme pour véhiculer le prolétariat à la Révolution presque à son insu, ceux qui prétendent l’y conduire comme par surprise, vont à rebours du vrai mouvement révolutionnaire.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La révolution n’est pas la révolution lorsqu’elle agit en despote et lorsque, au lieu de provoquer la liberté dans les masses, elle provoque la réaction en leur sein.
La conscience vient au jour avec la révolte.
La révolution, pour être créative, ne peut se passer ni d’une règle morale, ni d’une règle métaphysique pour contrebalancer la folie de l’histoire.
Il ne faut être redevable qu’à sa conscience.
L’incapacité de ceux qui sont au pouvoir à faire taire la voix de leur propre conscience est la grande force menant au changement.
La révolte contre l’injustice est aussi vieille que la conscience.
L’éloquence est un fruit des révolutions : elle y croit spontanément et sans culture.
Révolution ? Oui ! Mais entendez bien : il n’y a de vraie révolution que morale. Tout le reste est misère, sang gaspillé, larmes vaines.
La seule liberté que nous concède la vie, c’est de choisir nos remords.
Affirmer que nous voulons faire la révolution dans d’autres pays, nous immiscer dans leur vie, c’est dire des mensonges et ce que nous n’avons jamais préconisé.

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