Perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes.
Écrivain, 1732-1799Perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes.
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Source vérifiée
Le Mariage de Figaro ou La Folle Journée (1784), acte V
… Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie!… noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu’avez-vous fait pour tant de biens? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus: du reste, homme assez ordinaire! tandis que moi, morbleu,perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes; et vous voulez jouter!… On vient… c’est elle… ce n’est personne. — La nuit est noire en diable, et me voilà faisant le sot métier de mari, quoique je ne le sois qu’à moitié! (Il s’assied sur un banc.) Est-il rien de plus bizarre que ma destinée! Fils de je ne sais pas qui; …
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C’est comme si, pour des raisons nées du progrès de ma science même, le Passé et sa découverte avaient cessé de m’intéresser. Le Passé m’a révélé la construction de l’Avenir.
Tout l’effort de la science n’avait été qu’une longue poursuite de l’insaisissable prima materia et de la clé de ses manifestations multiples.
L’empire du fait qui avait porté si haut notre civilisation est à peu près ruiné par un mauvais usage de la raison.
Avec l’aide du Ciel, j’ai conquis pour vous un immense empire. Mais ma vie a été trop courte pour réaliser la conquête du monde. Cette tâche vous est laissée.
L’ensemble de mes premiers essais me conduisit à reconnaître que cette opération sociale exigeait d’abord un travail intellectuel, sans lequel on ne pourrait solidement établir la doctrine destinée à terminer la révolution occidentale.
La liberté où tant d’étourdis se trouvent portés du premier bond fut pour moi une acquisition lente.
Le Moyen-Âge ne m’a retenu que parce qu’il avait le pouvoir quasi magique de me dépayser, de m’arracher aux troubles et aux médiocrités du présent et en même temps de me le rendre plus brûlant et plus clair.
À dix-huit ans j’ai quitté ma province Bien décidé à empoigner la vie Le cœur léger et le bagage mince J’étais certain de conquérir Paris.
Il n’y a pas de liberté là où le public n’est pas assez intelligent pour aimer les opinions contradictoires. Un tel état d’esprit semble avoir existé en France vers le milieu du dix-huitième siècle : qui nous rendra ces temps sceptiques, ces temps bénis !
J’ai étudié la philosophie,
La jurisprudence et la medecine,
Et même, hélas ! La théologie
Laborieusement d’un bout à l’autre.
Et voici que, pauvre fou, avec toute ma science,
Je ne suis pas plus sage qu’auparavant.

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