Ne pas croire les autres capables de souffrir à son propre diapason est une forme subtile de mépris.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Quand on est témoin de leur mal, on en souffre. Les plus pervers ne sauraient perdre tout à fait ce penchant : souvent il les met en contradiction avec eux-mêmes.
On incommode souvent les autres quand on croit ne les pouvoir jamais incommoder.
L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
Le tort commun des malheureux est de ne jamais vouloir croire à ce qui leur est favorable.
Vous pensiez qu’une cause qui n’est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l’aveu de sa propre faiblesse, et vous aviez raison — mais vous n’imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l’humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.
Une victime, c’est un peu le contraire d’un rebelle. On n’aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d’une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.
C’est une folie que de vouloir se venger d’un autre en se faisant du mal à soi-même.
Ce que le troupeau déteste le plus, c’est celui qui pense différemment ; ce n’est pas tant l’opinion elle-même, mais l’audace de vouloir penser par lui-même, quelque chose qu’ils ne savent pas faire.
Ceux qui ne croient pas à Dieu font preuve d’une crédulité qui n’a rien à envier à celle qu’ils reprochent aux croyants.
Il y a un certain goût de solitude qui a pour fondement la vanité. Par regret de ne pas se sentir apprécié à la valeur qu’on se croit, on se masque de mépris pour ceux qui se refusent à ce que nous voudrions d’eux.

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