L’oisiveté est nécessaire aux esprits, aussi bien que le travail. On se ruine l’esprit à trop écrire ; on se rouille à n’écrire pas.
Essayiste · 1754-1824 Image : auteur inconnu · Domaine public · Wikimedia Commons L’oisiveté est nécessaire aux esprits, aussi bien que le travail. On se ruine l’esprit à trop écrire ; on se rouille à n’écrire pas.
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Source vérifiée
Pensées, essais et maximes, tome 1 (1850), Texte entier
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Penser à Dieu est une action.
Rien ne fait autant d’honneur à une femme que sa patience, et rien ne lui en fait aussi peu que la patience de son mari.
On ne pense plus au visage de la femme dont on voit le corps nu.
Pas d’adjectifs, ils affaiblissent le style. L’adjectif, c’est comme les bijoux. Une femme élégante ne porte pas de bijoux.
Aucune femme d’écrivain ne comprendra jamais que son mari travaille quand il regarde par la fenêtre.
Tout ce que le père de famille dit aux siens doit inspirer l’amour ou la crainte.
L’écriture, c’est comme l’armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
On pense avec précipitation et on s’exprime avec soin, avec étude, avec effort. C’est un défaut du siècle.
Il n’appartient qu’à la tête de réfléchir, mais tout le corps a de la mémoire.
C’est la seule école de style, mon fils. Ce qu’ils font avec leur corps nous devons le faire avec notre esprit.

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