L’obscénité n’apparaît que si l’esprit méprise et craint le corps, si le corps hait l’esprit et lui résiste.
Poète, 1885-1930L’obscénité n’apparaît que si l’esprit méprise et craint le corps, si le corps hait l’esprit et lui résiste.
Poète, 1885-1930Partager sur
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L'amant de Lady Chatterley
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Un corps chétif affaiblit l’âme.
Ce qui est redoutable… C’est un pouvoir illimité commandé par un esprit borné. Il n’est pas de violence ni de crime qu’il ne faille craindre de mains vigoureuses au service d’une tête faible.
La vis est le corps sans âme et le tournevis l’esprit.
La conscience est timide, elle aime la retraite et la paix ; le monde et le bruit l’épouvantent : les préjugés dont on la fait naître sont ses plus cruelle ennemis, elle fuit ou se tait devant eux.
Celui qui se prive de plaisir accumule des désirs fantômes et malsains dans les moindres recoins de sa vie.
Avoir un corps, c’est la grande menace pour l’esprit, la vie humaine et pensante.
Désordre dans le corps, erreur dans l’esprit, l’un nourrissant l’autre, voilà le réel de l’imagination.
Chez l’homme civilisé, la crainte de ses morts n’a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
Quand, dans la vie, on s’arrange pour se tenir éloigné de tout ce qui nous fait peur, on s’empêche de découvrir que la plupart de nos peurs sont des créations de l’esprit.
La conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d’entraver l’action et de paralyser l’acteur.

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