Mystérieuse splendeur des choses vitales. Beauté inimitable, inintelligible, impossédable. Aimer, c’est ne pas pouvoir posséder.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Mystérieuse splendeur des choses vitales. Beauté inimitable, inintelligible, impossédable. Aimer, c’est ne pas pouvoir posséder.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Carnet D'un Biologiste
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C’est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l’inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l’existant.
Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien.
L’incompréhensible c’est le miracle. Le monde insondable est celui des miracles et de la magie, alors que celui qu’on comprend n’est qu’étonnant, sans plus. Avancer dans le domaine de la connaissance, c’est s’éloigner du merveilleux.
Dans la vie, les choses qui ont le plus de valeur sont celles qui n’ont pas de prix.
L’essentiel en toute chose est toujours accompli par des êtres très obscurs, non distincts et sans valeur chacun. S’ils n’étaient pas, s’ils n’étaient pas tels, rien ne se ferait. Si rien ne se faisait, c’est eux qui perdraient le moins. Essentiels et sans importance.
Rien n’est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables.
Les choses matérielles perdues peuvent être trouvées. Mais il y a une chose qui ne peut jamais être trouvée quand elle est perdue : la vie.
C’est un grand bien que la simplicité qui se borne au nécessaire, parce qu’elle ôte à la fois et le désir et le souci du superflu.
Ce qu’on n’a pas, ne manque pas.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d’une grande précision, et doter lesdits objets d’une force considérable, et même confondante.

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