Dans le monde on plaint ceux qui tombent du faîte des honneurs, des grandeurs. Mais la grande infortune, c’est de tomber des hauteurs de l’amour.
Romancière, 1845-1924Dans le monde on plaint ceux qui tombent du faîte des honneurs, des grandeurs. Mais la grande infortune, c’est de tomber des hauteurs de l’amour.
Romancière, 1845-1924Partager sur
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Angéline de Montbrun (1881)
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Ah ! la gloire ! Triste denrée ! Elle se paie cher et ne se garde pas ! Ne serait-elle point l’égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots ?
Car l’admiration, plus encore que l’amour, peut être une passion dangereuse.
L’image de l’amour éteint effraye plus un cœur tendre que celle de l’amour malheureux, et le dégoût de ce qu’on possède est un état cent fois pire que le regret de ce qu’on a perdu.
L’amour des honneurs trouble la raison et ferme les yeux sur l’imminence du danger.
C’est dur d’aimer dans les limites du possible, du respect du droit… À vouloir trop avoir, on y perd ses acquis…
La passion dégrade, la tendresse et la confiance généreuse élèvent les cœurs, les civilisent.
Raisonner sur l’amour, c’est perdre la raison.
Aimer est un mauvais sort comme ceux qu’il y a dans les contes, contre quoi on ne peut rien jusqu’à ce que l’enchantement ait cessé.
Ceux qui ne font pas l’amour ont mauvaise conscience et voudraient la coller à ce qui le font.
Qui regrette un bienfait le perd, et qui exige de la reconnaissance n’en mérite point.

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