Ma mère a mieux aimé mourir que de me voir et mon père, dès que je suis né, a mis tout son cœur à me détester.
Écrivain, 1868-1955Ma mère a mieux aimé mourir que de me voir et mon père, dès que je suis né, a mis tout son cœur à me détester.
Écrivain, 1868-1955Partager sur
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Le Pain dur (1913), acte II
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À la mort de mon père je me suis sentie dégarnie pour toujours, je n’étais plus enveloppée par une famille.
J’ai pleuré pour bien des choses qui m’ont attristé dans ma vie, mais pour ma mère, non. C’était trop grand.
J’étais très attaché à ma famille quand mon père est mort. J’avais 19 ans. J’étais sur le point d’aller vivre avec mon père juste avant qu’il meurt, donc c’était très intense.
Mes parents sont bouleversés depuis la naissance de mes jumeaux.
Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.
Ce n’était plus la femme que j’avais toujours connue au-dessus de ma vie, et pourtant, sous sa figure inhumaine, par sa voix, ses gestes, son rire, c’était ma mère, plus que jamais.
Pendant longtemps, j’ai souhaité l’absence de mon père.
Non, mon Père, dit-il. Je me fais une autre idée de l’amour. Et je refuserai jusqu’à la mort d’aimer cette création où des enfants sont torturés.
La haine était ma sœur, ma compagne, ma came, et la colère mon meilleur carburant. Du sucre dans ma bouche amère.
Mon cœur est comme un loup carnassier que ma mère a rendu inflexible.

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