La mer aveugle continuait de tricoter... L’ouvrage ne s’ajustait jamais vraiment au corps du sable, il fallait recommencer.
Image : La mer aveugle continuait de tricoter......

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- Le tissu safran formait une trame pareille à celle d’un bélinogramme, un tissus de points sombres et clairs où filtraient le pointillé mauve de la plage, le pointillé pêche et le pointillé abricot de Madeleine et de Rosette.
- Celui-là n’a rien fait qui s’arrête au milieu de l’ouvrage.
- J’ai fait naufrage sans la moindre tempête, dans une mer où j’avais pied.
- La mer n’a pas sitôt posé une vague sur le rivage qu’elle court en chercher une autre.
- Le tonnerre retentit pour la deuxième fois, sans troubler Œdipe. Il est toujours celui qui a pu, sur le cap, dominer et faire retomber dans la mer l’énorme vague de la folie.
- Il avait du bois de chêne et une triple plaque de bronze autour du coeur, celui qui le premier confia à la mer farouche un fragile vaisseau.
- La mer est proche, vivante, arrogante. St-Ex et son mécanicien étaient loin de tout, dans un chaos de roches friables figées dans le sable. C’était comme ici. Le Simoun démantelé, l’avion d’Antoine, est comme un insecte séché au soleil, la carapace déchirée, les ailes cassées. Cinéma.
- Celui qui a failli faire naufrage redoute jusqu’aux eaux tranquilles.
- Des générations d’Inuits y ont vécu sans laisser de traces, à la différence de nous, les hommes modernes, qui ne laissons dans notre sillage que dévastation.
- Sur le sable de la petite plage bretonne, elle se bronzait au soleil en compagnie de Théorème et ils étaient presque nus.
- Si le destin existait cela signifierait que tout est écrit par avance. Mais il semblerait que personne ne sache lire...
- Quant à moi, je restai sur mon siège. Je ne voulais pas partir avant que Fiona n’ait quitté l’image. Il n’y avait aucune raison de sortir du cinéma, cette fois.
- Pour qu’un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
- On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s’appelle la marée pour le coupable, cela s’appelle le remords.
- Tout cela n’était qu’une agitation vaine, le seul voyage qui compte est celui qu’on fait sans bouger, à l’intérieur de soi-même.