Des générations d’Inuits y ont vécu sans laisser de traces, à la différence de nous, les hommes modernes, qui ne laissons dans notre sillage que dévastation.
Image : Des générations d’Inuits y ont vécu...

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- Et quand la dernière survivante aura rejoint les siens dans le ciel de Pologne, nous laissant seuls avec pour héritage sa chancelante mémoire, qu’en ferons-nous, nous les orphelins ?
- Finalement, les femmes et les hommes n’ont eu de cesse d’explorer de nouveaux territoires, de plonger dans les forêts et les mers, les montagnes et les plaines, tout ce qui les dépassait, pour réduire l’ensemble en esclavage.
- Au fond du coeur, le souvenir des aspirations du passé ne peut pas ne pas renaître dans l’âme de chaque Hongrois, car l’aspiration à l’existence indépendante, quand il est l’héritage d’une histoire millénaire, ne s’oublie point.
- A partir d’un certain âge, la vieillesse nous donne les traits de tous nos ancêtres réunis, dans la molle bousculade des réincarnations.
- Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent, ils s’évanouissent...
- Une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait beaucoup plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce.
- Les vieux objets ont résisté; ils portent en eux une expérience de la vie. Les objets neufs ne sont pas pubères; ils ne comprennent rien à notre solitude.
- Le passé n’est jamais mort. Ce n’est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d’hérédité et d’environnement, de désir et de conséquence, d’histoire et d’éternité.
- Beauté de ce tissage où même la matière première est indigène et que rien ne vient adultérer.
- Quels misérables nous serions, si nous n’étions pas fiers de nos ancêtres.
- Ils étaient passé sans transition de l’enfance à l’épuisement et à la préparation à la mort, sans avoir droit aux quelques années d’oubli du monde et de la réalité que les autres appellent la jeunesse.
- Mes pas ont retrouvé la vallée de l’enfance; la cavée était vide et les monts dénudés. O bois dont je rêvais, crêts assombris de hêtres, le soleil garde seul son âge et sa beauté.
- C’est ainsi que l’on devient un homme, un conquérant, un Attila en herbe : en reniant son passé, en écrasant autrui; surtout s’il est petit; surtout s’il nous renvoie l’image de ce que l’on fut naguère.
- Si nous n’avons pas de vie future, nous avons eu nos vies antérieures et elles sont le secret et les liens de nos existences d’aujourd’hui.
- Quelle était la nature de cet invisible héritage lestant nos aubes avant de se dissoudre dans le rythme forcené des journées, toujours susceptible de resurgir au petit malheur la chance.