Un jour viendra où le principal avantage d’apprendre la médecine sera de se protéger contre les médecins.
1921-1985Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Etre médecin, c’est un métier défensif : on se défend de la peur de la maladie, de la peur de la mort, en faisant semblant d’y pouvoir quelque chose.
La science du médecin est de découvrir chez un patient un mal dont les deux puissent vivre.
À force d’être malade on finit par devenir un bon médecin.
Ceux qui ont peur de la maladie des autres devraient la braver et se familiariser avec ce qui nous attend.
La douleur de la maladie fait supporter l’aigreur des médicaments.
Si l’on consultait l’expérience au lieu du préjugé, la médecine fournirait à la morale la clef du cœur humain, et en guérissant le corps, elle serait aussi assurée de guérir l’esprit.
Qui leur apprendra qu’on ne doit pas attendre d’être mort pour appeler le médecin ?
Les doctrinaires ont cela de bon qu’ils réveillent, par contraste, certaines facultés que l’usage et l’expérience de la vie affaiblissent en nous.
Mais soyons vrais, docteur quand la jeunesse et l’amour sont d’accord pour tromper un vieillard, tout ce qu’il fait pour l’empêcher peut bien s’appeler à bon droit la Précaution inutile.
La médecine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu’au bout pour empêcher que la volonté de Dieu soit faite.

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