La joie d’avoir travaillé est mauvaise : elle empêche de continuer.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La joie d’avoir travaillé est mauvaise : elle empêche de continuer.
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Journal, 1887-1910
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Leur goût du travail, c’est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
Chaque jour le travail accapare davantage la bonne conscience à son profit : le goût de la joie s’appelle déjà « besoin de repos » ; il commence à rougir de lui-même.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire. Mais cela devient une malédiction quand cela n’a d’autre utilité que de nous éviter de penser au sens de notre vie.
Le travail précède toute récompense. Il faut planter avant de moissonner, semer dans la tristesse avant de récolter dans la joie.
Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter et le travail acharné ne peut pas gagner. L’un d’eux est le bonheur.
Le travail dégrade l’homme plus qu’il ne l’ennoblit.
Le bonheur est difficile je crois à obtenir, il faut se battre continuellement. Cela ne tombe pas comme ça. Quand il tombe comme çà c’est un mauvais bonheur.
Il faut être heureux dès maintenant. Si on attend d’avoir fini ses tâches pour l’être, on ne l’est jamais.
Notre fatigue est souvent causée non pas par le travail, mais par l’inquiétude, la frustration et le ressentiment.
Pris dans un sens psychologique, l’ornement servirait à soulager le travailleur de la monotonie de son travail.

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