Qu’importe le temps Qu’emporte le vent Mieux vaut ton absence Que ton indifférence.
Écrivain, 1928-1991Qu’importe le temps Qu’emporte le vent Mieux vaut ton absence Que ton indifférence.
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De Gainsbourg à Gainsbarre
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Toi, tu mets ton point d’honneur à ne pas être dans le vent !
J’ai peur de m’enrhumer.
L’absence est à l’amour ce qu’est au feu le vent : il éteint le petit, il allume le grand.
Je pourrai débrancher le soleil si un jour tu ne pouvais plus cligner des yeux, ton absence est si vénéneuse.
L’inspiration est largement surestimée. Si vous restez assis et attendez que les nuages se séparent, cela ne risque pas d’arriver. Le plus souvent, le travail est salvateur.
C’est bien de rester sans espoir, lorsque le cœur vide n’est rempli que d’un léger courant d’air. Quand on prend conscience que tous les êtres qui vous ont tenu par la main ne vous retiendrons plus, et que vos poignets glissent de leurs paumes.
Notre existence s’écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu’il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t’inquiéter : le jour qui n’est pas venu et celui qui est passé. Alors tu vivras en paix.
Par temps dégagé, pas de peur du tonnerre.
Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym…
Et tout le reste est littérature.
On ne vous donne qu’une petite étincelle de folie. Vous ne devez surtout pas la perdre.
On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.

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