Le garçon de nuit ouvre les draps, remet la clef dans la serrure fatiguée, tire la porte en s’en allant.
Écrivain, 1885-1972Le garçon de nuit ouvre les draps, remet la clef dans la serrure fatiguée, tire la porte en s’en allant.
Écrivain, 1885-1972Partager sur
Source vérifiée
Les Hommes de bonne volonté
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le spectateur est tel un enfant qui a peur des monstres mais qui veut regarder sous le lit avec une lampe de poche.
C’est un homme dans le besoin. Sa peur est évidente, il est perdu… Quelque part dans les ténèbres. Ses grands yeux sombres sont emplis de tourment. Je peux le sauver. Le rejoindre un bref instant dans les ténèbres, pour le ramener dans la lumière.
La prison c’est l’obscurité. Dedans. Au-dedans de soi. C’est une nuit qui n’en finit pas, même sous la lumière crue que déversent sans concession les néons vissés au plafond de la cellule.
Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords.
Si les parents fermaient pas toutes les portes, peut-être que les gamins auraient pas envie de s’aérer.
Fermez les portes sur l’esprit de la femme et il s’échappera par la fenêtre ; fermez la fenêtre et il s’échappera par le trou de la serrure ; bouchez la serrure et il s’envolera avec la fumée par la cheminée.
Puis, soudain, un silence. Clemenceau venait de faire son entrée. Il avait ses gants gris et, dans l’allure, de la grandeur. Il ne s’imaginait certes pas que, quelques mois plus tard, il entrerait dans l’obscurité par la porte large ouverte de l’ingratitude de ce peuple français qu’il avait sauvé.
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
Etre comme le bénitier, près de la porte et loin du cœur.
Le fils de sa pipelette ayant, pour une coureuse, déserté la loge maternelle, max s’était engagé à le ramener dans le droit chemin.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.