Une fois, explique l’actrice Juliette Lewis, j’ai voulu mieux connaître quelqu’un en lui posant des questions écrites... Et en fait celles-ci en disent davantage sur moi que ce que j’aurais pu noter dans un journal intime.
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- Se faire chaque soir cette question : «Ai-je assez ménagé la vanité de ceux avec qui j’ai vécu aujourd’hui ? ».
- Depuis que je la connais, il y a son nom à toutes les pages de mon journal. C’est mon obsession, mon rêve éveillé, la page blanche que je voudrais emplir de couleurs pastel.
- C’était un vrai cliché, mais j’avais beaucoup lu Pascal dans mon adolescence, à cet âge où l’on n’oublie à peu près rien et où l’on croit à peu près tout, bon ou mauvais, de ce qui vous tombe sous la main.
- L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne. Je suis étonnée par l’être humain...
- Cela m’est égal que d’autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d’écrire, car c’est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
- Inutile d’attendre des mots d’amour. Ma mère n’en a jamais prononcé. Cela ne m’attriste pas. Mon époque ménage les mots. Elle les respecte trop pour en abreuver les foules, les utiliser à tort et à travers.
- C’était un sacré défi, je trouve, que de réussir à faire passer honnêtement la psychologie d’un personnage qui a les même traits de caractère que les miens.
- Je n’ai jamais jugé d’une chose exactement de même, je ne puis juger d’un ouvrage en le faisant. Il faut que je fasse comme les peintres et que je m’en éloigne, mais non pas trop. De combien donc ? Devinez...
- Je souhaitais que les critiques me jugent en tant qu’auteur, pas en tant que femme.
- Mon travail consiste à interpréter. Je suis interprète. Je peux ajouter des éléments et apporter des qualités uniques au rôle auquel l’auteur n’a peut-être pas pensé, mais quelqu’un d’autre a créé l’idée fondamentale.
- Protéger son coeur et sa dignité est plus important que d’analyser les émotions d’une personne qui se cache derrière un texto de trois mots. J’ai appris cette leçon à force d’essayer de comprendre des gens qui ne méritaient pas mon attention.
- Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C’est d’ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu’écrivain...
- C’est ça l’écriture. C’est le train de l’écrit qui passe par votre corps. Le traverse. C’est de là qu’on part pour parler de ces émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous.
- Il me marqua son attention en me posant quelques questions empreintes d’une réelle sollicitude, puis il résuma ainsi son jugement : Une femme de trente ans qui est une jeune fille, cela doit être la perfection pour le mariage.
- Il n’est pas d’entreprise plus raisonnable que de parler de soi, plus agréable pour l’auteur et ses lecteurs, et soin plus nécessaire, du moins plus avouable.