Mon travail consiste à interpréter. Je suis interprète. Je peux ajouter des éléments et apporter des qualités uniques au rôle auquel l’auteur n’a peut-être pas pensé, mais quelqu’un d’autre a créé l’idée fondamentale.
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- Le travail d’un metteur en scène est d’obtenir des acteurs une interprétation aussi bonne sur le plateau que celle obtenue le matin dans sa baignoire.
- Si je fais bien mon travail, je n’écris pas le dialogue; les personnages disent le dialogue, et je ne fais que le noter.
- Je pense qu’un acteur peut réellement rassembler des moments, des souvenirs et des émotions pour son prochain personnage. C’est donc un travail constant.
- Quand vous parvenez à exprimer quelque chose avec un regard et de la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c’est un travail plus complet.
- L’écrivain observe, entend, écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.
- Dépouillons l’écrivain du lustre que lui conserve encore la tradition et regardons-le dans la réalité de sa vie d’artisan d’idées et de praticien du langage écrit.
- La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m’ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m’a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
- Qu’on écrive un roman ou un scénario, on organise des rencontres, on vit avec des personnages; c’est le même plaisir, le même travail, on intensifie la vie.
- J’admire la force de subtilité de ceux qui, sans aucun pouvoir créateur, usent l’inquiétude de leur forte intelligence dans l’examen et l’analyse critique des oeuvres d’autrui.
- Chaque écrivain tout au long de sa vie exprime un seul thème. C’est la nécessité de compréhension, de tendresse et de persévérance dans l’infortune chez des individus traqués par les circonstances.
- Je n’avais découvert qu’une alternative : entrer dans l’esprit du jour et transmettre impitoyablement les vexations, cela, afin d’être «couvert», un mot encore qui venait de reprendre toute sa valeur, ou bien, alors, m’interposer.
- Un livre est voyant ou il n’est rien. Son travail est d’allumer la lumière dans les palais de nos cerveaux déserts.
- Nos réflexions. Elles sont le fruit de notre commerce avec les autres, du frottement de notre intelligence avec la leur et du travail souterrain que nos lectures et nos conversations effectuent en nous.
- Dans ce livre où il n’y a pas un seul fait qui ne soit fictif, où il n’y a pas un seul personnage «à clef», où tout a été inventé par moi selon les besoins de ma démonstration...
- Je m’adresse aux instruits dans ler langage - leur libellé de notaire, que je me suis appliqué à utiliser tout au long de ces notes, pour me faire entendre d’eux.