Il finissait ainsi toutes les années, seul, écrivant et rêvassant.
Écrivain, 1850-1893Il finissait ainsi toutes les années, seul, écrivant et rêvassant.
Écrivain, 1850-1893Partager sur
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Le Père Milon (1899), « Étrennes »
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La femme ne travaille point ses termes : c’est l’émotion directe qui les jette à son esprit ; elle ne fouille pas les dictionnaires. Quand elle sent très fort, elle exprime très juste, sans peine et sans recherche, dans la sincérité mobile de sa nature.
La vie passe bien plus vite que nous le pensons enfants.
Il faut perdre la moitié de son temps pour pouvoir employer l’autre.
Votre vie n’est pas à vous, elle n’est pas votre bien, et celui qui vit dans l’instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d’intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
Tout jardin est, d’abord l’apprentissage du temps, du temps qu’il fait, la pluie, le vent, le soleil, et le temps qui passe, le cycle des saisons.
Le temps est trop lent pour ceux qui attendent, trop rapide pour ceux qui ont peur, trop long pour les affligés, trop court pour ceux qui se réjouissent, mais pour ceux qui s’aiment, le temps c’est l’éternité.
Faites l’amour la nuit, le jour, en hiver, en été, c’est pour cela que nous sommes au monde.
Le passé n’est jamais mort. Ce n’est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d’hérédité et d’environnement, de désir et de conséquence, d’histoire et d’éternité.
Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu’elle était une heure avant la vie.
Le temps qui nous manque c’est toujours celui qu’on aurait voulu consacrer à ceux qu’on aime…