Les filles de joie ont pour mère la tristesse.
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Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C’est dans son sein consolateur Qu’on cache ses pleurs ou sa honte. A-t-on quelques faibles succès, on ne triomphe que pour elle Et que pour répondre aux bienfaits De la tendresse maternelle.
Faire l’amour à une femme triste, c’est lui redonner goût au bonheur.
Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
Le bon sens populaire a fait, depuis longtemps, justice d’une expression malheureuse : on ne dit plus jamais fille de joie, on pense parfois fille de douleur.
L’excès de tristesse rit, l’excès de joie pleure.
Les enfants, c’est le bonheur et la faiblesse des femmes. C’est par là seulement qu’on peut les abattre.
Le sourire d’une mère cache souvent une croix, Bernadette, et puis, aimer, n’est-ce pas s’oublier ?
Les femmes aiment à consoler, et porter ses chagrins de cœur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d’elles.
Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?
Rien n’embellit autant une femme que la tristesse.

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