Ô la femme à l’amour câlin et réchauffant,
Douce, pensive et brune, et jamais étonnée,
Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant !
Écrivain, 1844-1896Ô la femme à l’amour câlin et réchauffant,
Douce, pensive et brune, et jamais étonnée,
Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant !
Écrivain, 1844-1896Partager sur
Source vérifiée
Poèmes saturniens (1866), Vœu
… Hélas! toutes devers Le Printemps des regrets ont fui les noirs hivers De mes ennuis, de mes dégoûts, de mes détresses! Si que me voilà seul à présent, morne et seul, Morne et désespéré, plus glacé qu’un aïeul, Et tel qu’un orphelin pauvre sans sœur aînée.Ô la femme à l’amour câlin et réchauffant, Douce, pensive et brune, et jamais étonnée, Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant
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L’on est toujours près d’aimer à la folie, la femme qu’on trouve jolie.
Quel sublime enfantillage que l’amour !
Une femme devine toujours, quand il y a de l’amour autour d’elle !
Un peu, beaucoup, passionnément. Une femme veut toujours son enfant. Mais elle en a peur quand l’amour rassurant n’est pas là. Cet amour qui pousse les poussettes, qui cueille des noisettes et s’inquiète à la première rougeole.
Car l’amour d’une femme est semblable à l’enfant
Qui, las de ses jouets, les brise triomphant,
Foule d’un pied volage une rose immobile
Et suit l’insecte ailé qui fuit sa main débile.
Dis-moi : Je t’aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le-moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d’une femme a guéri bien des maux !
Ah ! Si je t’aimais, gémissait-elle, comme je t’aimerais !
La contemplation d’une femme me fait songer à son squelette.
Une femme qui ne cache pas son plaisir pendant l’amour, c’est peut-être ce qu’on appelle « un corps franc ».
Un homme volage est un joli cœur, tandis qu’une femme adultère devient une garce. Sur elle, les insultes pleuvent !

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