L’enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l’érotisme.
Humoriste, 1934-2020L’enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l’érotisme.
Humoriste, 1934-2020Partager sur
Source vérifiée
Pointes, piques et répliques
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’objet de la littérature est de nous apprendre à lire.
La science qui s’occupe des ancêtres s’appelle la gynécologie.
Je m’adresse aux instruits dans ler langage – leur libellé de notaire, que je me suis appliqué à utiliser tout au long de ces notes, pour me faire entendre d’eux.
La méthode didactique a formé le professeur : parole impérative, démonstration déductive, uniformité dogmatique, référence au texte imprimé. Parce que cet enseignement ne se fonde pas sur la curiosité des élèves, il se soutient par l’autorité, intellectuelle et morale.
L’impression est pour l’écrivain ce qu’est l’expérimentation pour le savant, avec cette différence que chez le savant le travail de l’intelligence précède et chez l’écrivain vient après.
Presque aucune part n’est réservée à l’enseignement de la parole proprement dite ; l’écolier apprend à lire, à écrire, à compter, à raisonner, non à parler. (…) Ils seront dans la vie la proie de quelque bavard, expert au langage courant.
La littérature est un règlement de comptes avec la vie.
On apprend ordinairement les langues pour pouvoir exprimer nettement ce qu’on sait ; mais il semble que les médecins n’apprennent leur jargon que pour embrouiller ce qu’ils ne savent point.
Il y a en premier la littérature de Connaissance, et, deuxièmement, la littérature de Puissance. La fonction de la première est d’enseigner.
Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.