Ecrire, c’est vouloir distinguer à travers des mots ce qu’en réalité on ne peut voir : naissance et mort, apparition et disparition fulgurantes des êtres. Perpétuité des catastrophes.
Image : Ecrire, c’est vouloir distinguer à travers...

Citations similaires à "Ecrire, c’est vouloir distinguer à travers..." :
- Les mots : écrins qui recueillent une réalité esseulée et la métamorphosent en un moment d’anthologie, magiciens qui changent la face de la réalité en l’embellissant du droit de devenir mémorable, rangée dans la bibliothèque des souvenirs.
- Les mots n’ont pas plus de rapport avec la réalité que les pièces d’un jeu d’échec avec des individus réels.
- C’est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l’inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l’existant.
- Qu’un cauchemar ne finisse pas, il devient votre réalité, et il faut bien faire avec. Que votre vie s’achève, elle n’était qu’un songe, et il faut bien ne plus faire avec.
- Est-ce que tu connais le dicton : La vie porte la mort, la rencontre porte la séparation.
- Mais la mort ne peut être imaginée, puisqu’elle est l’absence d’images. Elle ne peut être pensée, puisqu’elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
- Morte !... Morte !... Il y a de ces mots qu’on prononce sans pouvoir les comprendre.
- La mort est d’abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
- Dans toute vie, on ne peut pas séparer l’amour, la crainte, l’apprentissage, la violence, la tendresse, l’espérance, le roman doit pouvoir intégrer des lignes aussi contradictoires.
- Parfois, on aimerait savoir, n’est-ce pas, la nature exacte des paroles : leur poids sur les âmes, leur action insidieuse sur les pensées, leur durée de vie, si elles sucrent ou rendent amers les coeurs.
- Une maladie, un deuil, on en parle... Mais un chagrin d’amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
- C’est là, dans le va-et-vient des jours et le fouillis des non-dits, que la vie perd le sens des choses profondes et se réfugie dans le superficiel et le faux-semblant.
- Que j’écrive ou non, la face du monde n’en sera pas changée. Et pourtant, c’est un peu comme si j’étais en sursis et que chaque mot fût un rempart contre la mort.
- Les mots peuvent être mortels. Un mot peut tuer quelque chose en vous ou installer dans votre coeur une lèpre que rien ne pourra plus guérir.
- Le deuil, c’est essayer de mettre du sens là où il n’y en a pas. Les humains ne peuvent pas vivre tant qu’ils n’arrivent pas à donner une justification à cette énigme qu’est la mort.