La doctrine du salut par la foi ravale la dignité de l’homme.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons La doctrine du salut par la foi ravale la dignité de l’homme.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source secondaire
L’Œuvre au noir (1968), partie La Vie immobile, chapitre La Maladie du prieur, p. 274
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C’est dans l’homme, dans sa raison et dans sa liberté qui constituent sa dignité, qu’il faut fonder les principes du respect de l’autre, non dans une divinité.
Il n’est, dit-on, qu’un seul bien qui puisse défier la vie : c’est une conscience juste et droite, chez tout homme qui la possède.
Demandez aux immortels un esprit sain dans un corps sain.
Protéger la dignité humaine des plus faibles en affirmant leurs droits contribue à faire grandir la fraternité humaine et à ne pas défigurer l’image de Dieu imprimée en chaque personne.
La morale n’est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre dignes du bonheur.
La compassion est l’essence de la vie spirituelle.
La vénalité des hommes, c’est comme la charité du bon Dieu. C’est notre seule sauvegarde. Tant qu’elle existera, il y aura des jugements cléments et les innocents eux-mêmes auront des chances de s’en tirer au tribunal.
Si l’on consultait l’expérience au lieu du préjugé, la médecine fournirait à la morale la clef du cœur humain, et en guérissant le corps, elle serait aussi assurée de guérir l’esprit.
Le mortel qui joint une santé florissante à la richesse et à la gloire doit se garder d’envier le sort des dieux.
Travailler avec noblesse, espérer avec sincérité, aimer les hommes avec tendresse – voilà la vraie philosophie.

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