Ce que je déteste par-dessus tout : l’hypocrisie.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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L’hypocrisie fait les amis, la franchise engendre la haine.
Ce que le troupeau déteste le plus, c’est celui qui pense différemment ; ce n’est pas tant l’opinion elle-même, mais l’audace de vouloir penser par lui-même, quelque chose qu’ils ne savent pas faire.
Le propre de l’hypocrisie c’est d’être âpre à l’espérance. L’hypocrite est celui qui attend. L’hypocrisie n’est autre chose qu’une espérance horrible ; et le fond de ce mensonge-là est fait avec cette vertu, devenue vice.
On apprend véritablement à haïr à partir de l’instant où l’on prend conscience de son impuissance.
C’est une très méchante manière de raisonner que de rejeter ce qu’on ne peut comprendre.
Je déteste ceux qui m’enlèvent la solitude sans me tenir compagnie.
Dès mon enfance je l’ai évitée, la masse, j’ai détesté la foule, le rassemblement de gens, cette concentration de grossièreté et d’étourderie et de mensonge. Autant nous devrions aimer chacun en particulier, me dis-je, autant nous détestons la masse.
Tout est nu sur la terre, hormis l’hypocrisie.
L’hypocrisie est une respiration sans laquelle la vie en société serait impossible.
L’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus.

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